Partenaires

Formulaire de contact






La flamme olympique, un lien extraordinaire avec le public

Par ideactest, le 16/05/2018

Porter la flamme olympique ! Qui n’a jamais fait ce rêve de s’approprier, ne serait-ce que quelques secondes, ce symbole universel du sport. Champion du monde de patinage artistique, Alain Calmat se souvient encore aujourd’hui de l’émotion qui l’étreignait cinquante ans plus tôt quand, dernier relayeur, il embrasa en février 1968 la vasque olympique des Jeux d’hiver de Grenoble en présence du général de Gaulle.

Ce privilège, porter la flamme, n’est pas réservé aux seules gloires du sport. Ils étaient ainsi plus de douze mille canadiens à participer au relais de la flamme pour les JO d’hiver de Vancouver de 2010. Un événement à plus d’un titre et pas seulement parce que ce relais reste à ce jour le plus long effectué dans un seul pays : 45 000 kms en 106 jours, du 30 octobre 2009 au 12 février 2010. Le succès populaire a aussi battu des records : ils étaient plus de deux millions de personnes massés sur ce parcours à travers villes, campagnes et montagnes et plus de neuf millions de foyers –plus d’un sur deux- à suivre à la télévision la dernière journée du relais. Des chiffres-choc, auxquels il faut ajouter dix mille articles et sujets dans les médias, qui témoignent de cet engouement populaire pour le symbole vivant de l’olympisme. Initiateur du renouveau des JO, le baron Pierre de Coubertin ne disait-il pas lors des Jeux de Los Angeles en 1932 : « Que la torche olympique suive son cours à travers les âges pour le bien d’une humanité toujours plus ardente, courageuse et pure ».

Un exemple pour les JO 2024 à Paris

Autant dire que la participation à un tel événement constitue un moment fort pour tous les partenaires. Ce fut bien le cas et au-delà des espérances, à Vancouver. Au point de vue financier, le comité olympique a recueilli 40 millions de dollars canadiens (27 millions d’euros au cours actuel) de recettes pour une opération au coût de 35 millions de dollars canadiens (environ 22 millions d’euros). Les partenaires du secteur privé –Coca-Cola, RBC (Banque Royale du Canada), Bombardier, Bell, HBC (Compagnie de la Baie d’Hudson, géant du commerce)  ont su mettre à profit leur engagement pour le sport dans sa plus belle expression. Ils ont pu durant ces trois mois bénéficier d’une forte audience dans les médias, renforcer la cohésion interne de leur entreprise, bonifier leur image auprès du public en véhiculant les valeurs portées par l’esprit olympique (dépassement de soi, rigueur, respect…). Car participer à cet événement mondial rare –une édition tous les quatre ans -c’est aussi pour chaque partenaire l’opportunité d’organiser soi-même des événements qui consolident  les relations avec ses clients, actuels et potentiels, en leur procurant des émotions fortes et uniques. Mais ce fut aussi, lors de ce relais de la flamme pour les JO d’hiver de Vancouver, le point de départ d’une action collective en faveur du sport qui se poursuit encore aujourd’hui, la campagne des « mitaines rouges ». Sur la vente de chaque paire de gants arborant une feuille d’érable aux couleurs d’Équipe Canada, 30 % des recettes est versée à la Fondation olympique canadienne afin de soutenir les athlètes. Plus de 15 millions de dollars (10 millions d’euros) ont ainsi été depuis 2010 collectés pour le sport olympique.

La puissance de l’évènement relais de la flamme olympique s’était déjà manifestée au Canada lors des Jeux olympiques d’hiver de 1988 à Calgary. Compagnie pétrolière nouvellement créée, Petro-Canada se trouvait confrontée à des défis aussi bien en interne –des inquiétudes du personnel- qu’auprès du public hésitant à faire confiance à un nouveau venu. Quand le comité olympique canadien choisit Petro-Canada pour prendre en mains l’organisation du relais de la flamme, l’impact s’avère positif. C’est un signe de confiance. Quand Petro-Canada lance l’offre de candidatures pour porter la flamme, ils sont 6,6 millions de canadiens à se manifester. Tirés au sort, ils seront finalement 6520 relayeurs à être sélectionnés, âgés de 4 ans à  100 ans. Sur le terrain, dans les médias, Petro-Canada peut ainsi parler des valeurs du partage de la flamme, de la passion pour le sport et de la nation canadienne. L’opinion publique adhère. L’effet olympique a porté ses fruits.

Des exemples à méditer pour les entreprises de l’hexagone dans la perspective des J.O de Paris de l’été 2024, cent ans exactement après la dernière édition des Jeux accueillie par la capitale française. Une occasion à ne pas laisser passer pour vivre au plus près un de ces événements qui « font l’actualité ».

Recommandé

Au cœur du grand événement sportif

Dans l’enfer vert du Nürburgring

  • 15
  • 05
  • 18