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L’événement, ou la puissance de l’immersion

Par ideactest, le 04/06/2018

Une occasion unique pour une marque d’exister de manière exceptionnelle dans la vie d’un individu. La foule contient en soi une puissance euphorisante. Transformer les spectateurs en acteurs de leurs propres émotions.
« C’est un événement » dit-on dans le langage courant à propos d’un fait inattendu, surprenant. La victoire de l’équipe de France de football au Mondial de 1998, la chute du Mur de Berlin, la Libération de Paris, les premiers pas de l’homme sur la Lune, sont à des degrés divers des événements qui ont marqué l’opinion publique. On dit d’ailleurs de ces faits extraordinaires qui attirent l’attention des médias et donc du public qu’ils « font l’événement ».


Dans notre métier, nous nous situons sur un autre terrain. Nous sommes des concepteurs, des organisateurs d’événements. L’événement qui nous concerne, c’est celui que nous avons conçu, imaginé et fait exister. Certes, l’événement tel que nous le concevons peut effectivement avoir une telle puissance qu’il a des répercussions médiatiques et ainsi « fait l’événement ». Qui s’en plaindrait ? Sûrement pas nous – et surtout pas notre client – mais ce n’est pas sa finalité. Ce n’est pas notre objectif.

Autrement dit, il n’est pas nécessaire de « faire l’événement » pour qu’un événement existe et soit efficace. Je n’ai pas, bien entendu, la prétention de me présenter comme un spécialiste capable de « faire l’événement ». Mais qui pourrait d’ailleurs promettre, programmer, organiser, livrer « clés en mains » des événements assurés de « faire l’événement » comme un tsunami, un krach financier, ou l’apparition de la Vierge !

Nous nous situons dans l’univers du réel. Notre réussite se juge non pas aux retombées médiatiques mais aux résultats concrets enregistrés par notre donneur d’ordre en termes d’image, de chiffre d’affaires. Nous ne cherchons pas à « faire l’événement » en utilisant les recettes faciles de la provocation ou pire de la violence. Générer une émotion positive partagée, tel est notre credo. Comment organiser un événement qui se traduise par la réunion d’un grand nombre d’individus qui vivront ensemble un moment exceptionnel, tel est notre métier. Faire en sorte que l’événement que nous pilotons soit exceptionnel, qu’il entre pour ses participants dans le « Top 50 » des plus grandes émotions de leur vie et qu’il permette à nos clients d’atteindre leurs objectifs, tel est notre défi quotidien.

Des sensations hors du commun

C’est cette dimension qui nous intéresse. Chacun d’entre nous se souvient de ces événements grand public auxquels il a participé. Pour certains, le premier concert géant avec Johnny Hallyday, Queen, Police, Madonna, les Rolling Stones, ou encore AC/DC ou Rihanna. Pour d’autres, cela aura été le premier grand rassemblement populaire, un meeting politique à l’occasion des dernières Présidentielles, un défilé syndical, les Journées Mondiales de la Jeunesse avec le Pape, le bicentenaire de la Révolution française à Paris avec le défilé orchestré par Jean-Paul Goude, l’arrivée du Tour de France sur les Champs-Elysées sans évoquer Mai 68, la Libération de Paris en 1944, la chute du Mur de Berlin …. Et que dire des milliers de « privilégiés » qui ont assisté le 11 juillet 1998 à la victoire historique des Bleus au Stade de France en finale du Mondial de football et ensuite participé à la fête nocturne sur les Champs-Elysées, grand –et rare-moment de fraternité, élément fondateur de « la génération black-blanc-beur ». Ils ont été les « acteurs » -et pas seulement des spectateurs- d’un événement sportif doublé d’un événement populaire, vivant « de l’intérieur » des émotions extraordinaires.

Ce mois de juillet 1998 à Paris, ils ont éprouvé, dans la joie et l’insouciance, une sensation hors du commun. Celle-là même qu’ont ressentie à Londres des centaines de milliers de personnes-et pas seulement des Britanniques-lors du mariage du prince William le 29 avril 2011 avec Kate Middleton ou lors du jubilé de la reine Elizabeth II pour ses 60 ans de règne le 5 juin 2012. Ou à Paris, de million de personnes partageant recueillement et adoration, massés de l’Arc de Triomphe de l’Etoile à la Madeleine pour saluer le cortège funèbre de Johnny Hallyday le 9 décembre 2017. Quand ils se retrouvent, ils se sentent vivre. Un rassemblement est porteur, générateur d’une énergie qui le dépasse. La foule contient en soi une puissance euphorisante. Bien sûr, elle peut susciter la peur, et le phénomène de l’agoraphobie est bien connu. Edith Piaf l’a décrite avec ses mots sombres dans « la foule », celle qui emporte, sépare. Ma conviction est tout autre. La plupart des gens ne se perdent pas dans la foule, ils se retrouvent et aussi se découvrent. C’est la notion de vivre intensément un moment, en étant tout à la fois seul et ensemble. Les deux phénomènes sont difficilement dissociables. Au festival de Woodstock, en août 1969, chaque participant retient un moment fort différent-pour les uns, Jimi Hendrix interprétant l’hymne américain au petit jour, pour les autres une partie de glissade dans la boue- mais tous ont le même sentiment d’avoir vécu un événement exceptionnel dont ils se souviendront toute leur vie.

L’événement grand public constitue la seule et unique occasion pour une marque d’exister de manière exceptionnelle dans la vie d’un individu. Avec la publicité classique-utilisant les médias traditionnels, télévision, radio, presse écrite, affichage et même internet- la marque jalonne l’ordinaire de tout un chacun. C’est le marketing du quotidien. Avec l’événement grand public, elle lui permet de vivre une émotion exceptionnelle.

Arnaud Peyroles

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